Les Silencieuses
2025
Crayons de couleurs sur papier
14,8 × 10,5 cm
De la série “Les impermanentes”
« Ce dessin raconte la troisième et dernière étape de la libération d’un chagrin d’amour (pour voir l’étape 1, voir “Les Bains Sorores” - pour voir l’étape 2, voir “Les Délivrées”). Il s’appelle “les Silencieuses”.
Cette libération a eu lieu au mois d’aout 2025. Quelques jours après, je faisais un rêve où il y avait de la neige et de la glace, alors qu’il faisait 35 degrés.
Dans le même temps, je lisais “l’eau et les rêves” de Gaston Bachelard. C’est un essai qui parle des différentes formes de l’eau et de leur symbolique dans nos imaginaires.
La neige est une forme particulière de l’eau. Alors que l’eau d’un ruisseau ou d’un océan est sonore, les bruits sont étouffés dans un paysage enneigé. La neige aide à étouffer le brouaha de mon esprit. C’est quelque chose que je trouve très apaisant.
Alors quand j’ai fait ce rêve, pour moi tout était clair : puisque j’avais partagé des mots vulnérables que je n’avais pas osé dire pensant un long temps, un espace de silence s’était libéré dans mon esprit. Cela créait en moi un grand calme, comme quand on marche dans la neige.
Un nouvel avenir joyeux était prêt à pousser en moi. Ce nouveau chapitre avait, dans mon paracosme (monde imaginaire intérieurement organisé depuis l’enfance pour soutenir ce qui paraît insurmontable), les formes et les couleurs d’une plante-oiseau qui pousse dans les paysages les plus froids. »
CE DESSIN FAIT PARTIE DE LA SÉRIE “LES IMPERMANENTES”
Chaque dessin de cette série est né d’une transmutation émotionnelle. Puisque la pratique au crayon est lente et minutieuse, la répétition de chaque trait bat le rythme d’une transe, qui favorise un lâcher prise mental. Cela m’autorise une connexion directe avec la couleur et le mouvement ; ainsi que l’ouverture d’un rapport intuitif avec mes mondes intérieurs. La fin d’un dessin se détermine ainsi à la fin d’une émotion, dont la nature est, comme toute chose, l’impermanence.